Jump to content

Baie James 2011


xpower99
 Share

Recommended Posts

La Baie James est populaire cette année ! Alors j'en rajoute.

C'est mon ''ride report'' de mes aventures dans le nord. enjoy !

 

Jour 1

 

Départ de Québec en direction de La Tuque. L'habit de pluie est de mise aux petites heures du matin. Arrivé à St-Tite, je peux enfin retirer ces inconfortables habits et je peux rouler à mon aise. Petit lunch a La Tuque et puisque les conditions sont bonnes; je prends le pont pour traverser la St-Maurice et allez hop dans les superbes chemins forestiers. 80-90 km/h et plus si on veut tellement la route est belle mais je me retiens. Une chose que je me suis juré avant de partir étais de rouler sécuritaire et j'y tiens mordicus. Pas vraiment envie de me retrouver dans le trouble. Après environ 1 hre merde, je ne suis pas le chemin indiqué sur le GPS, j'ai manqué la fourche il y a 4-5 km... Retour et j'emprunte un chemin de 4 roues que le GPS indique. Correct dans les premiers km mais ça se gâte après, chemin très étroit et bonnes montées ainsi que des descentes abruptes. Aucun problème en temps normal mais avec la moto chargé comme un mulet, je n’aime pas vraiment ça. Allez hop on continue et advienne que pourra mais je reste hyper concentré. Quelques km ou rien n'es à signaler arrive une bonne montée, arrivé au sommet une petite voix dans mon casque me dit de faire gaffe... la descente immédiatement après le sommet est une véritable plage du Maine... du sable partout. Disons que la descente à été ardue avec les yeux gros comme des pièces de 2 dollars. Les paysages sont à couper le souffle avec la belle température mais je commence à être vraiment fatigué avec ce chemin difficile. Une chance que c'est sec, Cowdoc m'avais déconseillé de passer par là par temps de pluie.... mil mercis du conseil, tu as foutement raison.

Petite pause à Roberval pour quelques emplettes et j'apprends que c'est le diner annuel dans les rues du centre-ville. La municipalité organise cet évènement depuis quelques années et c'est un immense succès mais tout est loué en ville, il ne reste aucune chambre de libre. A cela qui tienne, je me rabats sur St-Félicien où je trouve probablement la dernière place de libre, enfin parce que je suis très fatigué. Bonne bouffe dans un pub sympathique du village et dodo.

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

Jour 2:

 

Départ après un bon p'tit déjeuner en direction de Chibougamau par la grande route asphalté, pas de trail de 4 roues aujourd'hui, j'ai assez donné hier. Route sans histoire, un petit 2 heures à 100 km/h qui fait contraste avec hier. Je sens maintenant que je monte dans le nord avec la forêt à perte de vue et les épinettes qui défilent le long de la route. Arrivé à Chibougamau, drôle d'ambiance sur la rue principale; on entend la radio locale diffusée dehors, bizarre... Surtout quand on entend des publicités. Un p'tit café et un tour au garage au centre-ville pour le plein d'essence et un extra de sécurité parce que je prends la Route du Nord. J'ai envie de me rendre à Nemiscau mais ce n’est pas un un objectif absolu, je me dis on verra, de plus je suis autonome pour la bouffe et le dodo. La route commence dans des conditions parfaite mais je ne suis pas pressé; 80km/h 90 km/h et tout est parfait dans le meilleur des monde... trop beau pour être vrai... j'ai vécu l'horreur... a environ au km 50, la surface (en garnotte pour ceux qui se demande) a commencé à être difficile. La bande de roulement en dur, donc facilement navigable est dans le centre de la route, lorsque un immense fardier arrive, il faut se "tasser" à droite, il n'y a pas de négociation possible, Tu te tires de là au plus sacrant et c'est mou... Très mou.... vraiment mou... tellement que la moto tangue de tous les côtés en attendant que le monstre soit passé. Un peu plus loin que vois-je au loin ? Un grader (niveleuse ) qui étend une belle couche de gentille gravelle toute molle tout partout. :). Inutile d'expliquer que ce n’est pas le temps d'envoyer des bye bye aux camionneurs lorsque je les croise, je tiens le guidon à deux mains et les yeux sont ouverts au maximums tellement que j'en ai mal aux sourcils. Inutile de dire que les jolies pointes de vitesses des débuts se sont réduits comme peau de chagrin... Je roule a 50 au max et je suis obligé d'arrêter quand un fardier arrive même que je ferme le moteur lorsque j'ai le temps histoire de préserver mon filtre à air tellement la poussière est intense.

A un certain moment j'aperçois au loin la surface de la route avec une couleur différente, ça ressemble à un jolie brun pâle je dirais même couleur or ! Excellent me dis-je, ça ne peut qu'être mieux qu'ici, c'est déjà l'enfer....... erreur.... oui l'avez deviné; si il y a un enfer sur terre c'est exactement là, la chaussé a 3-4 bon pouces de mou partout sur toute la largeur et la seule trace que je pourrais qualifier de "roulable" ressemble à une trace de ski au petit matin après une tempête de neige. Inutile de vous dire comment c'est "agréable" de devoir "sauter" en dehors de cette trace lorsqu’un camion arrive... Imaginez un gros V-strom 1000 chargé à plein avec un bidon de 10 litres d'essence sur le top case...

Un éclair de génie m'a traversé l'esprit après cette route et quelques (!) frayeurs, je tire la plug et je pique ma tente à la première halte routière que je rencontre. Dure fut les 30 km qui me séparaient de la halte de la rivière Broadback, mais je me suis rendu en un seul morceau.

132 km seulement de fait sur la Route du Nord mais je suis lessivé et j'ai envie de dormir. A peine terminé de monter ma tente qu'un groupe de 3 motocyclistes arrivent. Il s'agit de 3 américains de Géorgie qui arrivent de Nemiscau. Ils s’arrêtent pour la nuit et s'installent à côté de ma tente. On a passé une agréable soirée à discuter et la nuit fut la bienvenue.

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

Jour 3

 

Départ à 9:30h, grasse matinée oblige, je me dis que la route sera meilleur aujourd'hui grâce aux infos que les américains m'ont donnés. Effectivement tout est super, la vitesse est correcte et je peux admirer le spectaculaire paysage en route et je prends beaucoup de photos. Un chauffeur de fardier s'est même arrêté pour s'informer si tout est correct alors que je prenais une pause, s'ensuivi une discussion des plus intéressante avec ce gars du lac St-Jean. Arrivé à Nemiscau, arrêt obligé et jasette avec des gars d'hydro Québec alors qu'on attend la fille de la station d'essence partie diner. Un p'tit café et discussions avec des Cries toujours souriants et je suis prêt à repartir.

Sous les recommandations de Cowdoc, j'ai tenté ma chance à la barrière pour accéder à la route d'hydro Québec normalement interdite au public. Le gardien voyant ma moto tout équipé et surtout les pneus avec des gros crampons m'a donné le feu vert en me faisant jurer d'être prudent lors des croisements avec des fardiers. Oui monsieur et hop c'est parti en direction franc nord pour le barrage de la centrale Eastmain. Puisque cette route n'est pas géré par le ministère des transports, la signalisation est pratiquement absente et j'ai manqué un embranchement, pas grave ça m'a permis de passer sur l'évacuateur d'eau juste après la centrale, spectaculaire !

Ici on peut dire que l'air est chargé d'électricité tellement il y a des lignes de transport d'énergie.

Finalement je rejoins la route de la Baie James en fin d'après-midi et je me rends à la halte routière de la rivière Eastmain à 1 km vers le sud. Établi mes quartiers pour la nuit sur le bord de la rivière en compagnie d'un couple de Morin Height. Nuit sans histoire mis à part les orages et la tente détrempé au petit matin.

Link to comment
Share on other sites

em1100 Guy,

 

Est-ce qu'il y avait encore de gros nuages de moustiques au abord de la rivière Eastmain em3600 ?

Et l'eau de la rivière, t'as testé la température de l'eau avant d'y prendre ton bain? Fioufff, vigorifiant :) et comme plusieurs l'écrivent sur ce forum "Priceless" em0200 !

Link to comment
Share on other sites

em1100 Guy,

 

Est-ce qu'il y avait encore de gros nuages de moustiques au abord de la rivière Eastmain em3600 ?

Et l'eau de la rivière, t'as testé la température de l'eau avant d'y prendre ton bain? Fioufff, vigorifiant :) et comme plusieurs l'écrivent sur ce forum "Priceless" em0200 !

 

Pas de gros nuages de moustiques sur la Eastmain, probablement parce que j'y étais plus tard en saison où la chance ? Anyway il y avait pas assez de bibites pour que ce soit un réel problème, j'ai mis mon filet antimoustique qu'une seule fois et s'est sur la TransTaïga.

Pour la baignade, c'était plus loin dans le nord que je me suis saucé et l'eau était très bonne !

Link to comment
Share on other sites

Jour4

 

Petit déjeuner au km 381 à une douzaine de km vers le sud et plein d'essence et cap vers le nord pour Radisson. La route de la baie James est parfaite. Longues courbes et aucune pentes abruptes, la chaussé est sans trous ni rainures et il n'y a pas d'ornières laissé par les poids lourds, elle a été construite spécifiquement pour le transport des matériaux lourd de la Baie James. La vitesse ne pose pas de problème et je n’ai pas vu de police, suis pas certain qu'ils s'amusent à faire du radar dans les environs.

Radisson me voilà, enregistrement à l'hôtel et ballade en "ville" histoire de me familiariser avec les environs et placotage avec la fille de la Sureté du Québec au coin de la rue. Elle m'a même donnée un lift jusqu'à l'hôtel a bord de son gros Suberban de la SQ, je préfère être assis sur le siège du passager que sur la banquette arrière dans une voiture de police. Ici on peut affirmer que le stress, ils laissent ça aux gens du sud. C'est une des raisons premières qui amène les gens ici ainsi que le plein air.

Puisqu'il est tôt dans la journée, je fais le plein et hop vers Chissasibi. Petit arrêt au barrage LG1 sur la rivière La Grande et un magnifique coyote me regarde d'un drôle d'air alors que je remonte sur ma moto ! Première fois que j'en voie un. Arrivé en vue de Chissasibi je décide de continuer mon chemin pour me rendre à l'île de Fort George, qui est l'ancien site du village avant que le gouvernement le déménage sur le site actuel en 1982. Arrivé au petit traversier, une foule de gens sont sur place avec leurs gros pickups. Je m'informe du pourquoi cette foule moi qui pensais que le site serait désert puisque l'île est pratiquement inhabitée. C'est un festival culturel qui dure 1 semaine pour commémorer justement le déménagement de 1982 et tous se retrouvent sur leurs anciennes terres pour pique-niquer et manger de la nourriture traditionnel et faire un gros Pow wow en quelques sortes. J'ai laissé la moto sur le continent et j'ai fait le tour de l'ile en compagnie de Yannick, prospecteur qui parle le cri parfaitement. Disons que je faisais contraste moi habillé de grosses bottes de moto et pantalon blindé au travers de tous ces autochtones qui me demandaient si j'étais perdus... sourires assurés. Disons que les blancs sont minoritaires ici. Petit tour ensuite à la Baie James quelques kilomètres plus loin m'assurer que l'eau est bien salé et faire quelques clichés. Magnifique endroit qui m'a toujours fait rêver d'y mettre les pieds, c'est enfin mission accompli. Un petit 100 km pour le retour à Radisson, un 5 à 7 au bar de la place, soupé avec 2 Américains du New Jersey en BMW GS1200 et dodo.

Link to comment
Share on other sites

Super ride report, je trouve ça cool aussi comme projet solo. J'ai un peu la chienne d’essayer ce genre de ride seul, bravo! As tu la track gps?

 

Pas de track GPS, j'ai ai un mais en ce qui concerne un voyage à la Baie James, c'est très simple, la route de la Baie James, route du nord, TransTaïga bref impossible de se tromper là-bas.

Merci 12bong13 pour les bons mots.

Link to comment
Share on other sites

Étonnant le gallon de gaz avec un filet sur le top case, ça tient bien ? J'ai le goût d'essayé ça.

 

Ouais, disons que lorsqu'il est plein il faut s'assurer que le filet est bien en place. J'ai aussi mis un petit tapis sur le top case pour empêcher celui-ci de bouger mais c'étais plus ou moin efficace. En fait c'est 2 filets que j'ai attachés ensemble. Un seul filet étais insuffisant.

Link to comment
Share on other sites

Ça me donne vraiment le goût d'y retourner... zsurprise

 

Ouais, surtout que vous n'avez pas été chanceux côté météo.

Un vrai beau voyage et c'est grâce à toi Socrate et à ta gang que j'ai pu y aller. Sans votre expérience, ça n'aurait pas été possible

Link to comment
Share on other sites

Jour5

 

Grasse matinée, petit dej et ballade à pied au kiosque d'information touristique ainsi que la rencontre d'un cycliste bizarre que j'ai croisé hier sur la Route de la Baie James. Le gars est parti de Montréal il y à 5 jours (ouf, difficile à croire) et cherche maintenant un transport pour redescendre chez lui. Il ignorait qu'il n'y a rien ici à part l'avion, alors il s 'est mis à faire du stop avec son vélo à la sortie du village... J'ai appris en fin de journée qu'il s'est acheté un billet d'avion a 1000$ et à pu repartir en soirée.

Profité de la générosité de Hydro Québec pour effectuer la visite guidée (gratuit) des installations LG2 avec transport en gros autocar climatisé et guide. WOW tout ici est géant ! Je peut dire que ça en valait la peine, spécialement la centrale LG2 souterraine qui à plus de 1/2 kilomètre de long. Rencontré 2 gars de New York en GS1200, profité de leurs expériences tout en sirotant une petite bière sur la terasse de l'hôtel. Ici c'est pas long qu'on connait tout le monde, même revu le couple de Morin Height que j'ai connu à la halte Eastmain il y a 2 jours.

En fin de soirée à l'hôtel alors que j'écoutait un film ridicule à la télé, l'électricité a tombé... Dans la ville la plus électrique au monde... ça fait bizarre.

Demain cap au sud avec un virage à 90 degrés à gauche au km 544 pour la TransTaïga.

Aujourd'hui ce fut une petite journée mais les choses vont rapidement changer.

Link to comment
Share on other sites

Jour6

 

Pluie merdique ce matin, qu'importe je suis confiant que ça va s'améliorer au courant de la matinée. Je rempli mon réservoir ainsi que mon 10 litres supplémentaire de super sans plomb à un prix exorbitant et hop je suis parti vers le sud en direction de la TransTaïga. Petit arrêt à l'aéroport de LG2 à 30 km au sud histoire d'avoir le plus de pétrole possible et horreur! Mon bidon de 10 litres est tombé en chemin ! Évidemment je fais demi-tour et après 4 à 5 km il est là au bord de la route troué à cause de l'impact et le bouchon est introuvable. Désastre écologique et économique. Pas vraiment le choix de retourner à Radisson pour en acheter un autre. Ça commence mal la journée et espérons que ce n’est pas annonciateur d'une journée de merde. Impossible de trouver un 10 litres, j'achète un 5, c'est mieux que rien et ça devrais suffire. J'enfourche la moto et je me dis de c'est la dernière fois que je vois Radisson pour un bout de temps.

Arrivé à la jonction de la TransTaïga, petite pause et je me dis en moi-même, ici pas de place aux conneries ni à l'improvisation. J'ai le même sentiment qu'à l'époque que j'étais apprenti motocycliste tout nerveux et je me disais d'être prudent. Étrange sentiment de nervosité, d'anxiété même un drôle de goût dans la bouche. Après toutes les histoires lus et entendus à propos de la TransTaïga, cette route est mythique. J'ai la conviction de m'attaquer à quelque chose de gros, énorme même. Je me rassure en me disant que je n’ai absolument rien à prouver et que je peux faire demi-tour n'importe quand et je ne m'en porterais pas plus mal. C'est facile; on s'arrête, je braque le guidon à gauche et un petit virage de 180 degrés tout lentement et le tour est joué... tout le monde connais ça !

Assez de remises en questions, j'enfourche l'engin et go !

Les conditions sont bonnes malgré le crachin qui s'arrête et recommence à tout moment. 70km/h. 80 km/h et tout est bon malgré que j'exploite la technique à Socrate qui dit 10 km/h sous la vitesse qu'on roulerait normalement et j'approuve à 100%. 45 minutes après je dois m'arrêter, la pluie est diluvienne et j'ai de la difficulté à bien voir devant moi et la bande de roulement au centre de la route est maintenant une rivière de savon tellement c'est glissant. Ça "sent" l'accident à plein nez et je préfère prendre une pause. 2 véhicules sont passés alors que j'attendais et ils n'ont jamais ralentit, bizarre me dis-je, ce n’est pas comme sur la Trans- Labrador ou tout le monde ralentissaient pour s'assurer que tout est ok et on n'a qu'à lever le pouce en l'air et les gens nous envoient la main. J'ai l'impression que c'est parce qu'on est au Québec... Société distincte sans doute.

Enfin la météo s'améliore et je peux repartir en sécurité. La vitesse monte à mesure que la chaussé s'assèche et les conditions deviennent franchement excellentes avec le beau soleil qui s'installe pour de bon. Je dois faire attention, la route a toujours des pièges, spécialement dans les virages ou la garnottes est plus molle et aussi lors des virages à gauche en aveugle, même si il n'y a pratiquement personne sur la route (vu 5 véhicules aujourd'hui) il faut se méfier et reprendre la droite. Juste après une petite montée, quelque chose attire mon attention sur le bord de la route, c'est à 100 mètres devant mais j'applique les freins doucement, merde une meute de loup ! Des LOUPS !!!! Tous se sauvent dans les arbustes mais un seul reste comme pour me défier, le chef sans doute (?) j'ai le temps d'attraper mon appareil photo et de faire quelques clichés comme preuve. Ouf, ça c'est des émotions.

La fin de journée approche et la fatigue arrive, j'arrête à la pourvoirie Nouchimi pour y manger et dormir. La pourvoirie Mirage est à 75 km plus loin mais je suis fatigué de rouler. Ici c'est le calme plat, une bande de géologues sont basés ici pour l'été ainsi qu'une bande d'africains (!!!)

qui joues au foot dans le stationnement. Ils me racontent qu'ils sont travailleurs saisonnier, ils font du défrichage dans les lignes d'hydro Québec. Disons que je ne m’attendais pas à rencontrer des types comme ça ici au bout de nulle part. Difficile comme travail mais ils finissent toujours leur journées en jouant au foot lorsque la météo veut bien. Ils déjeunent à 5:30 et ils sont partis à 6:00.

Personnel hyper sympathiques ici et ils sont pas mal surpris de voir un type arriver ici en moto. Étoiles filantes au menu de fin de soirée.

A demain.

Link to comment
Share on other sites

Excellent ride report. C'est plaisant de te lire a chaque jour pour la suite de ton aventure. Prendre le temps de visiter et de voir des choses ca fait du bien aussi! Je garde des souvenirs tres special de mes voyages en solo! Tu me fait revivre bien des choses! J'ai deja hate au jour 7....

 

P.S. ca va surement donner le gout a des riders possiblement incertain de faire ce genre de voyage.

 

Merci beaucoup!

Link to comment
Share on other sites

Jour 7

 

C'est LA journée ! Magnifique soleil pour le réveil, en fait, c'est l'hélicoptère qui va conduire les géologues sur leurs lieux de travail qui me sort des bras de Morphée. Petit déjeuner tranquille et un beau bonjour aux gens de la place et je suis parti pour une grosse journée de moto. L'objectif de la journée est Caniapiscau mais c'est encore très loin et je suis prêt à abandonner si ça s'avère trop difficile. Premier arrêt est le belvédère à LG4, quelques clichés et j'arrive à la pourvoirie Mirage après 1 hre de route. Discuté avec le type à la réception et avons pris un café ensemble. Cette pourvoirie appartient à un québécois contrairement aux autres qui sont presque toutes propriété Crie. Le paysage à Mirage est digne d'une carte postale. Aussitôt après le départ, une grosse frayeur; j'ai presque couché la moto dans une zone molle de la route, ouf mais faut jamais baisser la garde.

Je pourrais qualifier cette journée de "journée d'étude" de la route, je m'explique: sur une route comme la TransTaïga, les conditions de chaussé changent toujours sans avertissement, elle est pleine de pièges, Il faut être aux aguets continuellement et pour ça il faut avoir les yeux braqués toujours devant, pas moyens de regarder le paysage sauf du coin de l'œil. Même gérer le GPS est de trop, monter ou baisser les fermetures éclairs du manteau demandent de s'arrêter tellement on peut facilement perdre le contrôle de la moto. Rares sont les moments où on peut relâcher une main. Cette route est difficile et il faut une vigilance à 100% pour éviter les problèmes. Qui dit journée d'études dit nécessairement examen; et bien si tu étudie bien et tu ne fais pas de chute, l'examen est réussi!

Les kilomètres montent au compteur très lentement et c'en est décourageant. Je me fixe continuellement des objectifs: Keyano, aéroport LG4, Brisay etc. avec des estimations d'heure d'arrivée. La journée est bien entamée lorsqu’arrive un Land Rover. C'est un couple de français que j'ai connu à Radisson. Ils sont sur le retour et ils me donnent des infos sur les conditions de route après le barrage Brisay... ça annonce mal... Elle est merdique qu'il me dit, le grader est passé hier et il y a du sable et des ornières en quantité et beaucoup de roches de bonne tailles. Ouais c'est plutôt décourageant si près du but. Il me reste 84 km pour me rendre à Caniapiscau à partir de Brisay. Petit train ira loin je me dis, on verra mais je sens que le but est proche et abandonner serait criminel ! Je suis foutement fatigué et je décide de prendre la dernière étape par tranche de 10 km à la fois, à chaque fois que j'en franchi un, je lâche un cri de guerre dans mon casque, pratique douteuse que je n’ai pas l'habitude d'utiliser mais les conditions sont tellement atroces que c'est une immense victoire personnelle. Il y a des montés, des descentes stressantes compte tenue de mon niveau de fatigue et c'est sans parler de roches grosses comme des livre de beurre, parfois comme un six pack de bières dans les côtes, arrive la section ou la niveleuse a passée... Une vraie plage et je n’ai pas mon maillot de bain... enfin Caniapiscau avec les immenses digues qu'il faut longer tout en bas et parfois sur leur sommet et la délivrance est là toute proche et je la vois au loin: le fameux panneau KA-1 d'Hydro Québec et le Square Hole Island. Je gare la moto et suis comme un gamin le soir de Noël ! Hourra j'ai réussi mais je ne m'attarde pas ici; les brulots sont affamés. Ici je me trouve à l'endroit le plus au nord dans l'est de l’Amérique du nord accessible par la route (54' 51') et aussi à l'endroit le plus isolé d’Amérique du nord, c'est à dire l'endroit accessible par route le plus loin de toute ville (Radisson à 745km) J'aurais bien fait une séance de yoga pour apprécier le moment mais les mouches en ont décidés autrement, il n'y aucun vent et il fait 30 degrés. Je reprends la moto et direction la pourvoirie ExploSylva toute proche. Normand m'accueil chaleureusement, il est le gardien de la place et à ce temps-ci de l'année, il n'a rien à faire et la visite est la bienvenue. On passe la soirée à discuter et il me raconte des histoires fabuleuses sur cette magnifique région jusqu'a ce que 2 types arrivant avec un hydravion viennes prendre un café et on discute tous ensembles. Normand, le gardien était bien content d'avoir autant de visites. Il m'a confié un petit camp de chasseur pour que je puisse passer la nuit. Un petit chalet au confort très rudimentaire mais compte tenue de la situation et que j'ai atteint mon ultime objectif, c'est un château. Normand à un hobby assez particulier, à la tombée du jour, il prend son pickup et il va nourrir les loups. Il se sert des restants mais puisqu'il n'y a pas de clients donc pas de restants de bouffe de la cafétéria ou de carcasses de poissons ou de caribous, c'est relâche pour les loups. Au petit matin je les entendus hurler, ils étaient très proches du camp d'après Normand. Wow

Link to comment
Share on other sites

WOW ! Je te lève mon chapeau !!! em3700

 

 

Super beau voyage et tu est très courageux de faire ce voyage seul et je vois que tu as un controle total de la situation........de la grande sagesse !!! em4500

 

 

Ça fait partit de mes projets futurs d`aller voir ça de plus près mais je suis pas encore prêt pour ce genre d`aventure mais un jour ça va être mon tour !!! em3700

 

 

 

 

A+

 

 

 

 

Super Sherpa zsurprise

Link to comment
Share on other sites

C'est vraiment trippant de lire ton aventure!

 

Félicitations d'avoir atteint ton but en solo (pas toujours évident) et les photos sont #1!

 

Ben hate de voir la suite..........

 

Merci Tonneau, c'est l'fun d'avoir des commentaires positifs.

La suite très bientôt de mes aventures dans l'nord.

Link to comment
Share on other sites

Jour 8

 

En quittant la pourvoirie ce matin, Normand m'interpelle alors que je passe près de son camp, il m'offre une griffe d'ours (on dirait une griffe de grizzly tellement elle est grosse) comme porte bonheur pour la route, je suis vraiment touché par ce geste que je ne cesse de le remerier et je lui assure que grâce à ce geste, la route sera plus agréable sachant cette griffe dans ma poche. Ce type vivant seul au bout du monde m'a fait chaud au cœur et c'est avec regrets que je quitte Caniapiscau.

Maintenant c'est le retour sur les traces d'hier avec les mêmes difficultés avec la différence que je suis reposé. Discussion avec un employé d'hydro Québec lors du passage de l'évacuateur Brisay, il me confirme qu'il y aura moins de "trafic" aujourd'hui (5 voitures aujourd'hui, 13 hier) parce que les employés d'hydro quittes demain et leurs remplaçants arrivent simultanément et ils se promènent moins la veille de leur départ. La route est malheureusement pire que hier, au petit matin le grader est passé et je suis le premier à "essayer" la route. Ce fut la journée de la valse tellement la moto s'est promenée de dérapages en glissades sur le côté avec de jolies frayeurs mais on dirait que je m'habitue avec le temps, j'ai moins peur qu'au début, c'est le métier qui rentre probablement.

Le compteur kilométrique tourne toujours aussi lentement et c'est finalement vers 15:30h que j'arrive à la pourvoirie Mirage. Une surprise m'attends, le couple de français avec leur Land Rover d'hier sont sur place et on boit un café ensemble histoire de se raconter nos périples respectifs. Plein d'essence et je décide de pousser 75km de plus pour rejoindre la pourvoirie Nouchimi pour manger et y dormir. En arrivant, le patron s'informe si j'ai atteint le bout de la route, voyant mon gros sourire il m'offre une Budweizer pour fêter ça, pas de refus patron! Alors que je sirote ma bière fraîche, une mauvaise nouvelle arrive; le gros pickup qui ramenais les travailleurs africains après leur dure journée de travail a eu un accident à 40km à l'ouest du camp. Leur véhicule à fait un tonneau après qu'ils ont évité un véhicule d'hydro Québec, ils ont dérapé sur le côté de la route et ça finit avec un beau dégât. Plusieurs sont blessés au dos, un autre saigne de la tête avec une commotion cérébrale, un autre à la main tordu mais aucun ne se plaint. L'ambulance est appelée et ils arrivent 30 minutes plus tard directement du poste d'hydro Québec de Keyano. Pour plusieurs d'entre eux, leur été est foutu, Ils ne pourront reprendre leur travail. Tous ces évènements m'ont confirmé que cette route est difficile et peut être traitresse, la prudence est de mise continuellement et même si la circulation est très limitée, l'accident est toujours proche ici. 3 d’entre eux quitterons par avion pour être soigné à Montréal… La discussion à la pourvoirie tourne autour des travailleurs d’Hydro Québec qui conduisent le pied au fond sur la TransTaìga, il faut s’en méfier qu’ils disent.

Je passe une superbe soirée à regarder les étoiles filantes assis sur le quai, quoi demander de plus ?

Link to comment
Share on other sites

Merci de nous partager tout ça. Tu racontes très bien mon cher ami. zsurprise Très intéressant.

Merci Socrate des bons mots (2 fois), j'apprécie.

Je me demande si je met trop de photos dans le ride report.

C'est que j'en si pris tellement durant ce voyage...

Link to comment
Share on other sites

Merci de nous partager tout ça. Tu racontes très bien mon cher ami. zsurprise Très intéressant.

Merci Socrate des bons mots (2 fois), j'apprécie.

Je me demande si je met trop de photos dans le ride report.

C'est que j'en si pris tellement durant ce voyage...

 

Salut

 

Dans mon livre a moi, il n'y a jamais trop de photos.....souvent elle valent mille mots....ne te gêne pas d'en mettre ou de nous donner le lien a ton album.....

 

Cheers

Link to comment
Share on other sites

Jour 9

 

Congé de moto aujourd'hui, j'en profite pour faire la grasse matinée (8:30). Aujourd'hui, ya pas le feu, alors un p'tit tour au lac pour se baigner, disons que ça fait étrange de se baigner mais le lac est invitant et la plage est superbe et l’eau est chaude. On peu plus tard je discutais avec Jean Philipe le pilote d'hélico et il m'a offert de l'accompagner pour aller faire le plein de fuel à 1 km d'ici, pas hésité longtemps et hop dans la machine! C’est enivrant et le pilote m'a fait remarquer les nombreux feux de forêts qui se déclenches un peu au sud d'ici, impressionnant à voir du haut des airs ! Toute une journée et je n’ai même pas touché à ma moto... mais demain je repars pour la dernière section de la TransTaïga et direction sud sur la route de la Baie James. Je dois me trouver un bidon supplémentaire de 5 litres de fuel pour espérer rejoindre le relais 381 sur la route de la Baie James. Ce soir on est installés sur la galerie de la pourvoirie et le sujet de discussion est les incendies de forêt, il paraît que la Sopfeu, la société qui s'occupe d'éteindre les feux ne s'en occuperons pas à moins qu'il y ai un danger pour une pourvoirie mais là où ils sont, il n’y a rien du tout, même pas d'exploitations forestière alors ils ne feront rien. Le pilote d'hélico connaît bien le sujet, il a travaillé un été à les combattre en Abitibi. Ici on sent qu'on est loin lorsque les autorités laissent les feux de forêts brûler.

Pas beaucoup de photos, j'ai dit que j'ai pris congé ! alors pas de moto ni de photo aujourd'hui. zgreeding

Link to comment
Share on other sites

Salut Xpower99,

 

Très bon ride report. C'est très bien décrit et accompagné de très belles photos. Es-tu photographe par hasarad? zgreeding

La façon dont tes récits journaliers sont écrits donne l'impression qu'on était presqu'avec toi.

Tu me semble en pleine possession de tes moyens et bien jauger le risque. Je pense que c'est bien important dans un ride comme celui-ci.

Bravo encore une fois et bonne continuation. zgreeding

Merci de tout partager cela avec nous... zgreeding

 

Bonne Ride!

Link to comment
Share on other sites

Salut Xpower99,

 

Très bon ride report. C'est très bien décrit et accompagné de très belles photos. Es-tu photographe par hasarad? zgreeding

La façon dont tes récits journaliers sont écrits donne l'impression qu'on était presqu'avec toi.

Tu me semble en pleine possession de tes moyens et bien jauger le risque. Je pense que c'est bien important dans un ride comme celui-ci.

Bravo encore une fois et bonne continuation. zgreeding

Merci de tout partager cela avec nous... zgreeding

 

Bonne Ride!

 

Bonjour Franck-b5,

Que de mots gentils! aucun doute, je suis un photographe amateur. Merci de prendre le temps d'écrire vos commentaires.

Disons que pour faire la TransTaïga en motocyclette, il faut savoir gérer le facteur risque surtout lorsqu'on est seul. Personne ne sera là pour vous aider si un pépin arrive, alors le mot d'ordre est prudence.

Merci

Link to comment
Share on other sites

Jour 10

 

Mauvaise nouvelles ce matin, la météo est abominable, il pleut à torrent alors pas question d'aller se tuer sur la route. Je me fixe 11:00h comme heure limite pour partir mais la pluie ne relâche pas, pas grave je vais passer une journée de plus ici sur la pourvoirie. À midi le soleil fait son apparition mais c'est trop tard pour partir. Je m'occupe comme je peux alors je pars faire le plein de mon bidon d'essence supplémentaire à la pourvoirie voisine histoire d'être prêt demain matin. Le chef de camp n'aime pas beaucoup mon bidon de lave glace que je me suis trouvé, je confirme que moi non plus je ne le trouve pas tellement sécuritaire mais c'est tout ce que j'ai trouvé, si il y avait un Canadian Tire ici j'achèterais un beau 10 litres rouge comme tout le monde mais je fais avec ce que je trouve. Il part 2 minutes et reviens avec un bidon réglementaire et me l'offre gratuitement, disant qu'il se sentirait mal de me laisser partir avec mon bidon de lave glace transparent au bouchon à l'étanchéité douteuse. Je le remercie chaleureusement, j'ai moi aussi la conscience plus tranquille. Jean Philipe, le pilote d'hélico est de retour au camp et on en profite pour discuter de mil et une choses mais surtout de moto, il possède un Suzuki R1. Il lui reste un voyage à faire pour récupérer des géologues sur les berges de la rivière La Grande et me demande si je veux l'accompagner, wow certain surtout que c'est à 50 km à vol d'oiseau et c'est parti pour une virée dans le ciel de la Taïga à bord d'un superbe Eurocopter 350 à turbine !

J'ai pris des photos, ce n’est pas le temps d'être avare avec ma carte mémoire alors let's go on filme et on mitraille! Fantastique comme expérience, la rivière La Grande est superbe du haut des airs et j'ai été surpris par la quantité de belles plages en sable qu'on peut apercevoir. Pour remercier le pilote je lui ai offert de faire une ballade de moto mais il a décliné l'offre, un gros V-Strom est moins alléchant qu'une sportive peut-être. Quelques minutes après l'atterrissage, Jean qui s'occupe de la pourvoirie m'offre de l'accompagner à quelques kilomètres à l'ouest pour "l'heure du festin"... Je suis septiques et lui demande de quoi il parle mais se contente de sourire et me dit de pas oublier mon appareil photo.... Hop dans le gros pickup

Et 5 minutes après on tourne dans un tout petit sentier et une famille de loups sont littéralement là à nous attendre pour le souper ! Papa maman et les quatre louveteaux âgés de 3 mois sont tous proches du véhicule. Jean me demande de rester à bord pendant qu'il va porter les restants de viandes dans la petite clairière à 10 mètres du camion. C'est un spectacle qui m'a donné la chair de poule de voir ces bêtes mythiques tout près de moi, et ceux qui pensent que c'est comme des chiens Bergers Allemands, et bien détrompez-vous, un loup à une gueule et des pattes bien distinctives, C'est très particulier de voir les louveteaux être très curieux de notre présence et de voir leurs parents ne jamais les quitter du regard, ils surveillent leurs petits pour s'assurer qu'il n'y a pas de danger. C'est plutôt moi qui me sentais petits et je n’avais aucune difficulté à savoir que ces deux adultes auraient pu me mettre en pièces si j'étais sorti pour caresser ces louveteaux, mais jamais il n'y a eu de signe d'agressivité de leur part sauf lorsqu'ils dévoraient leur souper. Une expérience qu'on vit rarement dans une vie lorsqu'on habite à Québec, cela n'a absolument rien à voir avec les loups qu'on peut apercevoir au zoo.

En soirée j'ai pu voir les plus fabuleuses aurores boréales de ma vie. Pour une journée que je croyais foutue ce matin alors qu'il pleuvait je peux dire que c'est assez réussi!

Link to comment
Share on other sites

Jour 11

 

Beau soleil au lever du corps, je m'habille en tenue de moto et je réinstalle les valises sur la moto ainsi que mes 2 bidons d'essence supplémentaires, elle est chargée comme jamais, je dois rejoindre le relais 381 sur la route de la Baie James à 460 km d'ici. Les employés sont bien tristes de me voir partir, en tout cas il me semble... Et la cuisinière me prépare un casse-croute pour le diner. J'ai bien apprécié, elle n'était vraiment pas obligée et c'est avec regrets que je quitte cette pourvoirie, les gens y sont attachants et j'ai eu beaucoup de plaisirs ici. J'en garderais un excellent souvenir.

Le soleil a rapidement fait place aux nuages et 15 km après mon départ, je dois enfiler l'habit de pluie. Les orages sont bien moins pires que les dernières fois, je n’ai pas eu à m'arrêter et le soleil s'installe pour la journée à partir de midi. J'aperçois le gros Suberban des africains tout démoli dans le bas-côté de la route, je prends quelques clichés. Ils ont été chanceux que je me dis en voyant l'épave, ouais, cette route peut être traitresse me dis-je alors que je remonte sur ma moto.

Petite pause casse-croute à l’aéroport de LG3. Je mange mon lunch en compagnie de la contrôleuse aérien; super sympathique et je lui expliquais que j'ai entendu sa voix alors qu'on était en hélicoptère hier. Elle me raconte que même si l'endroit est désert, il y a quand même pas mal d'action. Elle est en communication avec tout ce qui vole dans le secteur et c'est immense comme secteur. Je repars l'estomac plein et les kilomètres tombent rapidement, la route est impeccable et la vitesse est excellente, entre 80 et 90 km/h mais je me garde une petite gêne, Je n’ai pas vraiment envie de me planter. Je garde en tête le principe à Socrate qui dit de rouler moins vite que notre vitesse normale… Aujourd'hui c'est samedi et il y a personne sur la TransTaïga, 4 voitures en tout en comptant une niveleuse, et oui, elles sont toujours là, j'en aurais vu à tous les jours sur cette route.

Enfin la jonction de la route de la Baie James, ça signifie que la TransTaïga est bel et bien terminée et j'ai réussi. Beau moment de réjouissance immortalisé par quelques clichés. J'ai presque honte de le dire mais j'ai fait comme Jean Paul II, j'ai embrassé l'asphalte!!! Soyez sans inquiétude, je n’ai pas l’habitude de faire ça.

Maintenant place à la route de la Baie James en direction sud. Rouler maintenant, c'est comme si j'étais sur un tapis volant et je rigole en voyant combien vite les kilomètres s'accumulent au compteur. J’ai perdu l’habitude de voir l’aiguille du compteur de vitesse à cette position. Petite halte au relais 381 il n'y aura pas de cafétéria ce soir me dis-je alors t j'en profite pour souper. Les kilomètres s'accumulent et je m'arrête à la halte de la rivière Rupert. Endroit magnifique sur le bord d'un torrent dont je ne me lasse pas de prendre en photos. Je fais le petit circuit pédestre de l'autre côté du pont qui m'amène sur des immenses roches plates juste à côté du torrent, superbe mais j'espère que le vacarme ne va pas m'empêcher de dormir. Je vais avoir la réponse à cette question dans une heure, à demain.

Link to comment
Share on other sites

Bravo,

 

Tu m'avais mentionné ton intention de faire ce voyage.

 

Et bien tu l'as fait. em4700

 

Et ce n'est pas rien, en solo en plus.

 

Félicitation

 

Bon c'est sur ma liste.

 

J'ai été en solo à Radisson. À ce moment j'étais fier de ma réussite. Lorsque je te lis, je trouve que je n'ai pas de gros mérite car je l'ai fait sur l'asphalte.

 

Re-bravo.

 

Récit intéressant à lire.

 

Cler mon opinion:

 

Me tromp-je ou on a tendance à être plus prudent lorsqu'on est seul?

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

×
×
  • Create New...

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.